Témoignage de Caroline Goerg, DRH multisites Alsace au sein du Groupe Barrière.
En quelques mots, pouvez-vous présenter le projet récemment déployé au sein du Groupe Barrière ?
Le Groupe Barrière regroupe plusieurs activités : casinos, hôtels, restaurants, bars et espaces bien-être. Je pilote le périmètre alsacien, composé de trois sites casinos et un hôtel, soit un peu moins de 500 collaborateurs.
Nous utilisions jusque-là des outils très hétérogènes : tableaux Excel, feuilles d’heures en PDF… avec leur lot d’erreurs et d’incohérences. Nous avons donc décidé de déployer une solution de gestion des temps avec badgeuses sur nos trois sites alsaciens pour gagner en clarté, en fluidité et en fiabilité, que ce soit pour les équipes RH ou les managers.
Il existait une appréhension autour de l’arrivée d’un nouvel outil : nous avons donc misé sur un accompagnement progressif. Après un pic d’anomalies les premières semaines, ce qui est normal lors d’un lancement, les managers ont rapidement pris en main les cycles, les temps de coupure et amélioré la qualité des pointages. Les craintes initiales côté collaborateurs se sont dissipées dès que les règles ont été clarifiées.
Notre objectif était simple : rendre les process lisibles, harmoniser les pratiques RH et accompagner le changement pas à pas.
Comment les équipes ont-elles accueilli l’arrivée du badgeage ?
Je résumerais l’expérience en deux mots : acculturation et adoption.
Nous avons d’abord mobilisé toutes les équipes (RH, managers, représentants du personnel) pour garantir une communication cohérente et éviter les réticences. Après une information claire, l’outil a été très bien accueilli.
Pour les managers, le gain de temps sur la saisie a été significatif, tout comme l’intérêt pour les exports et la lisibilité des plannings.
Bien sûr, quelques réglages ont été nécessaires au début (gestion des nuits, paramétrages spécifiques, oublis de badgeage…). Mais ces paramètres se corrigent très vite et n’ont pas freiné l’adoption.
Comment avez-vous structuré le déploiement en interne ?
Nous avons constitué une véritable équipe projet : SIRH, informatique, maintenance, RH, managers. Le SIRH a construit un rétroplanning détaillé jusqu’au lancement, que nous avons piloté tous ensemble, ce qui a été déterminant.
L’un des points essentiels a été de rappeler que l’installation d’une badgeuse ne résout pas tout dès le premier jour. Nous avons intégré dès le départ une phase de deux mois d’accompagnement, après lancement, durant laquelle nous avons formé les managers à la gestion des anomalies, aux cycles horaires et aux bonnes pratiques. Cette phase est, selon moi, la clé du succès.
Pourquoi avoir choisi la solution OCTIME pour la gestion des temps et le badgeage ?
Nous cherchions avant tout à simplifier et sécuriser nos processus, car la multiplication des fichiers et les doubles saisies n’étaient plus possibles. OCTIME nous a permis de centraliser l’ensemble des données et de réduire considérablement les erreurs. L’information est désormais fiable pour les RH, les managers et la finance, et nous disposons d’une traçabilité précieuse en cas de contentieux. La solution nous a également aidés à moderniser nos outils et à gagner en visibilité.
Les retours du terrain vont tous dans le même sens : les heures sont plus lisibles, l’accès est simple, le suivi est précis et varié. Aujourd’hui, OCTIME est devenu un outil structurant qui protège à la fois l’entreprise et les salariés, notamment en matière de conformité concernant les durées maximales de travail ou la gestion des pauses. Dans un groupe multisites comme le nôtre, le fait de pouvoir regrouper et centraliser toutes les données est un véritable atout.
Comment utilisez-vous les données issues d’OCTIME pour la prise de décision ?
OCTIME est devenu notre source principale d’informations. Nous l’utilisons pour suivre nos effectifs, repérer rapidement les situations de sous ou sureffectif, analyser les heures supplémentaires et détecter les anomalies. L’outil nous aide aussi à piloter l’annualisation et à mieux équilibrer la charge de travail entre les équipes.
Les données consolidées de tous nos établissements alimentent nos analyses financières. Comme les compteurs sont fiabilisés et issus directement du badgeage, nous pouvons établir nos provisions et ajuster la masse salariale en toute confiance.
Les équipes apprécient la vision claire des présences et la simplicité des exports. Grâce à ces données fiables, nous pouvons anticiper les pics d’activité, les périodes saisonnières et les besoins en personnel. Côté RH, le gain de temps sur la préparation de la paie est très important.
Comment les managers utilisent-ils OCTIME au quotidien ?
La digitalisation représente pour eux un vrai gain à la fois humain et organisationnel, car elle apporte plus de transparence, réduit les erreurs et apaise les échanges parfois complexes entre RH et managers. Après une période d’appropriation d’un à deux mois, les managers saisissent les heures beaucoup plus rapidement, passent moins de temps à gérer des anomalies et repèrent plus facilement les dérives, qu’il s’agisse d’amplitudes illégales ou de dépassements. Leur vision des équipes s’en trouve nettement améliorée.
Le pointage devient une référence fiable, ce qui contribue à maintenir un bon dialogue social.
Quels bénéfices le service RH en retire-t-il ?
Une réduction massive du papier et des sources d’erreur. Mes équipes sont plus confiantes, mieux outillées et gagnent beaucoup de temps, ce qui nous permet d’avancer sur d’autres projets.
L’accompagnement que nous avons instauré a également été bénéfique : il a permis de rappeler les règles de gestion du temps, de renforcer les connaissances légales et d’harmoniser les pratiques. Aujourd’hui, les équipes sont à l’aise et déjà prêtes pour la suite.
Avez-vous observé un impact sur la relation managers / RH / collaborateurs ?
Oui, très clairement. Le badgeage a renforcé la collaboration tripartite.
Managers et RH travaillent en binôme sur la gestion des anomalies et les contraintes réglementaires. Les managers sont plus responsabilisés, gagnent en autonomie et prennent davantage de hauteur sur la gestion de leurs équipes.
Les données, objectives et partagées, améliorent la transparence pour tout le monde. Le dialogue est apaisé et constructif.
Quels sont, selon vous, les facteurs clés de succès pour les années à venir ?
Pour la suite, il sera essentiel de maintenir une gestion des temps fluide et homogène, de continuer à aligner la communication RH et de garantir une bonne maîtrise des particularités locales, notamment en matière d’accords ou d’annualisation. La formation régulière des managers et une conduite du changement continue seront également déterminantes. Le périmètre alsacien fonctionne déjà très bien et une extension à d’autres sites est prévue pour 2026.
Quels conseils donneriez-vous pour réussir un projet de gestion des temps ?
Il est préférable d’anticiper en réunissant toutes les parties prenantes dès le début et de profiter de la préparation pour nettoyer les horaires et revoir les pratiques existantes. Les formations en présentiel, courtes mais régulières, facilitent grandement l’appropriation. Des guides et modes opératoires clairs sont indispensables, tout comme une période d’accompagnement renforcé après le lancement. Beaucoup d’entreprises gagnent aussi à instaurer une période blanche sans sanction, afin de favoriser l’adhésion. Enfin, une communication régulière et explicite, notamment durant les premiers mois, est essentielle pour rappeler les règles et rassurer les équipes.
Avec ces conditions réunies, un déploiement de gestion des temps a toutes les chances d’être un succès.
En période de fêtes, avez-vous rencontré des difficultés de planification ?
Aucune. En décembre, nous connaissons un vrai pic d’activité avec les marchés de Noël alsaciens qui attirent énormément de visiteurs, ainsi qu’une hausse du recours aux extras. Pourtant, ni les équipes, ni les managers ne ressentent cette charge supplémentaire : la gestion reste identique au quotidien.
C’est la preuve que la solution est bien pensée et s’adapte parfaitement aux variations d’effectifs. Elle offre une vision globale, permet de prendre de la hauteur sur les besoins du moment et évite que cette période intense ne devienne un fardeau.
Un dernier conseil pour conclure ?
Prendre le temps de préparer l’avant, le pendant et l’après.
Définir les horaires, le nombre et l’emplacement des badgeuses ; impliquer l’informatique, la maintenance, le SIRH, les RH et les managers ; accompagner les équipes et rappeler que tout ne sera pas parfait dès le premier jour, car la mise en place nécessite de la communication et des ajustements après le lancement.
Cette transparence évite les frustrations, rassure les équipes et facilite l’adhésion. Et surtout : ne pas culpabiliser les managers qui auraient besoin de plus de temps ; mais plutôt faire un accompagnement de proximité. Chacun avance à son rythme, et c’est tout l’enjeu d’un projet bien mené.
Besoin d’en savoir plus sur nos solutions de gestion des temps, des plannings et du badgeage ? Contactez-nous !